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Fermeture de l’association "La Parenthèse" : mes courriers au Président du Conseil Départemental des Hauts-de-Seine et aux ministres

Je l’avais déjà évoqué dans des articles précédents (ici et ici), mais aujourd’hui la fermeture de l’association « La Parenthèse », dont l’hôtel social est situé à Clamart, est proche. Cette fermeture résulte de la suppression des financements accordés par le conseil départemental des Hauts-de-Seine à cette dernière.

Cette association apporte pourtant une grande aide aux familles en difficulté. En plus de son action en faveur de l’hébergement, cette structure offre également la particularité de proposer un soutien en matière d’aide à la parentalité. Les familles accueillies sont entourées par des travailleurs sociaux, ce qui permet in fine à ces dernières d’être réintégrées dans notre société.

Pour alerter de cette fermeture prochaine, j’ai adressé un courrier à Monsieur Patrick Devedjian, président du Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, pour lui demander le maintien de la subvention accordée à l’association, mais également à Madame Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé, ainsi qu’à Emmanuelle Cosse, Ministre du Logement et de l’Habitat durable, afin que l’Etat étudie la possibilité de soutenir l’association.

Les risques d’une telle fermeture sont extrêmement graves.

En effet, près de 44 familles avec 135 enfants risquent de se retrouver sans domicile. De plus, c’est une trentaine de salariés qui seront licenciés. Cela n’est pas acceptable. Cette fermeture, en outre, se fait dans la précipitation la plus extrême puisqu’elle avait été annoncée à l’origine pour fin 2017.

Compte tenu de l’importance du travail réalisé par cette association depuis plus de 20 ans et de son rôle majeur dans les Hauts-de-Seine, sa fermeture, même pour des considérations budgétaires, ne saurait être justifiée. La loi NOTRe du 7 août 2015 a recentré les compétences des conseils départementaux sur la solidarité. A mon sens, « La Parenthèse » en alliant hébergement et soutien à la parentalité mériterait tout à fait le maintien d’une subvention lui permettant d’assurer ses missions.

Toutefois, si tel n’était pas le cas, il serait consternant que plus de 125 places d’hébergement disparaissent dans notre département.

En effet, si l’association ferme définitivement ses portes, l’Etat devra utiliser plus de nuits d’hôtel, dont le coût sera le même que celui d’un hébergement de « la Parenthèse » (40€/nuit environ). De fait, je pense que dans la mesure où il me parait plus raisonnable que ces familles soient encadrées par des personnels qualifiés, il faudrait que, dans le cas où le Conseil Départemental reste sur cette position, l’Etat alloue le crédit manquant à l’association en utilisant une partie des crédits utilisés pour payer des nuits d’hôtel. Par ailleurs, plusieurs centaines de réfugiés, ayant demandé l’asile en France, sont hébergés dans les Hauts-de-Seine.

Enfin, je vous invite de nouveau à signer ici la pétition mise en ligne par « La Parenthèse » et adressée au Président « LR » du conseil départemental, dont le Maire de Clamart est également actuellement Vice-président.

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