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Projet d’aménagement du quartier de la gare

Images-non-à-la-venteL’actuel Maire de Clamart a récemment présenté à la population ses projets d’aménagement pour le quartier de la gare. Le jury, dont je suis membre, avait sélectionné par 9 voix seulement sur 16 les trois équipes proposées par le Maire. L’architecte des bâtiments de France n’avait notamment, pour sa part, pas voté pour ces choix.

Je me suis opposé à ce projet car son cahier des charges était particulièrement contraint : construction sur l’actuelle place de la gare, choix d’une architecture pastiche, surdensification… Le Maire de Clamart avait également transmis aux candidats des esquisses auxquelles ces derniers étaient tenus de se conformer avec notamment, comme « figure imposée », la création d’un porche. J’ai enfin trouvé surprenant que l’actuel Maire classe en 1ere parmi les trois équipes proposées celle dont l’architecte a très largement œuvré au Plessis-Robinson alors que celui qui est aujourd’hui Maire de Clamart dirigeait à l’époque la société d’aménagement de cette commune voisine.

Au regard du cahier des charges, les trois copies rendues ont forcément été décevantes : C’est tout d’abord une aberration urbaine que de vouloir enfermer la gare qui jusqu’ici se trouvait sur une place ouverte sur la ville. Il est aussi absurde d’édifier des logements tout contre la voie ferrée. La densification proposée est aussi beaucoup trop importante. La nouvelle école se trouverait également reléguée en bout de ville, le long des voies SNCF, et difficilement accessible. Enfin, le style pastiche que l’actuel Maire entreprend d’importer du Plessis-Robinson à Clamart est d’un mauvais goût absolu et a d’ailleurs suscité le rejet d’une grande partie des clamartois présents lors de la présentation des projets.

Tous ces projets mériteraient donc d’être totalement revus dans le cadre d’une véritable concertation.

Si celle-ci demande du temps, il faut garder à l’esprit que les constructions qui seront réalisées nous engagent pour des décennies. L’édification de la future gare du Grand Paris Express, dont la mise en service est programmée pour 2022, rend en outre illusoire une opération rapide. Rien ne pourra se concrétiser avant au moins 6 ans. Alors pourquoi une telle précipitation ?

Le jury se réunira fin novembre et c’est cette position que je défendrai.

Retrouvez l’article du Parisien ici.

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