Mon intervention en séance publique lors de l'examen en seconde lecture du projet de loi NOTRe
29 juillet 2015
Mon intervention en séance publique sur la PPL de Y. Vaugrenard visant à lutter contre la discrimination à raison de la précarité sociale.
10 août 2015

Explosion des tarifs municipaux dès la rentrée à Clamart.

07220872-photo-hausse-tarif (2)Lors du conseil municipal du 9 juillet dernier, alors que de nombreux Clamartois étaient déjà en vacances, l’actuelle majorité a voté une très forte hausse des tarifs municipaux. Cette augmentation concernera la plupart des Clamartois dès la rentrée prochaine. 

Les familles devront notamment s’acquitter d’une augmentation de 40% des tarifs des cantines et des services périscolaires. La facture adressée aux parents va ainsi considérablement s’alourdir : un couple percevant 3 800 euros net par mois et ayant deux enfants allant quotidiennement à la cantine et au centre de loisirs le mercredi, verra sa facture s’accroitre de 505,08 euros par an. Un repas coutera désormais pour 25% des familles, 7,77 euros contre 5,55 auparavant.

Nos aînés seront aussi concernés par cette augmentation aussi soudaine que brutale : pour un séjour d’une semaine à Hauteluce, une ou un retraité, vivant seul et percevant une pension modeste, d’un montant de 1346 euros par mois, devra désormais s’acquitter de la somme de 463 euros, contre 175 auparavant.

Les commerçants du marché seront aussi fortement affectés, avec une hausse de plus de 20% des droits de place. Les automobilistes verront quant à eux les prix des parkings municipaux augmenter très sensiblement : bien que la première heure de parking reste gratuite, la deuxième passe de 1,5 euros à 3 euros. En ce qui concerne les places « longue durée », l’augmentation est de 40%.

Enfin, même les proches des défunts seront concernés avec le doublement des tarifs des concessions funéraires.

L’actuel Maire de Clamart essaie de justifier cette hausse par des motifs fallacieux alors que ces augmentations relèvent avant tout de choix politiques et budgétaires qu’il entend privilégier.

En effet, ce matraquage n’est pas rendu incontournable, comme voudrait le faire croire Monsieur Berger, par le désengagement de l’Etat. En effet, toutes les communes de notre département sont concernées par cette baisse des dotations et ne procèdent pourtant pas à un tel relèvement du niveau des tarifs municipaux.

Cette hausse n’est pas non plus rendu nécessaire par la gestion de la précédente équipe municipale. La chambre régionale des comptes, lors de son dernier rapport d’inspection en 2011, avait considéré que la gestion de la Ville de Clamart était correcte. J’avais d’ailleurs demandé au nouveau Maire, l’an passé, de recourir aux magistrats de la chambre régionale des comptes afin d’établir un état des lieux véritablement objectif des finances de la Ville. Ce dernier a naturellement préféré recourir à un prestataire privé dont le travail lui permet, aujourd’hui, de justifier pleinement sa politique.

Les difficultés financières que rencontrent la commune et qui poussent Monsieur Berger à augmenter aussi fortement les tarifs municipaux sont avant tout le fait des choix politiques qui ont été faits depuis 15 mois :

– 7 millions d’euros dépensés pour des opérations d’acquisition et de spéculation immobilière,

– plus d’1 million d’euros pour repeindre l’ensemble du mobilier urbain en vert,

– 400 000 d’euros pour des aménagements de voirie sur l’avenue Jean Jaurès,

– 2 millions d’euros pour l’achat de 100 caméras de vidéo-surveillance,

– un premier surcoût annuel de 300 000 d’euros lié à la hausse des indemnités des élus

– un second du même montant consacré à l’augmentation de la rémunération des collaborateurs du Maire et des agents de la direction générale…

L’augmentation des ces tarifs municipaux est donc avant tout un choix. Celui-ci pénalisera tous les Clamartois, sans consultation préalable. Au sein des familles, la contestation commence déjà à se faire entendre : la FCPE a, à ce titre, lancé une pétition dénonçant l’augmentation des cantines et des services périscolaires.

Retrouvez ici l’article du Parisien Hauts-de-Seine, ainsi que le lien vers la pétition de la FCPE.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *