Jeudi 9 juillet, s’est réuni à Clamart le conseil municipal. Un conseil très chargé avec 40 points inscrits à l’ordre du jour qui a débuté à 19h30 pour s’achever à 02h30. Parmi les points les plus importants, deux ont tout particulièrement retenu mon attention :

-Un Plan Local de l’Habitat (PLH) qui densifie très fortement Clamart :

Ce document fixe les objectifs de la Ville en matière de construction de logements pour les années à venir.

Entre 2001 et 2014, j’avais souhaité que celui-ci soit mesuré afin de répondre aux attentes des habitants en matière de création de logements tout en veillant à préserver l’identité de notre commune à laquelle nous sommes toutes et tous attachés. Un objectif annuel de réalisation de 200 logements avait ainsi été établi, pour moitié en logements en accession privée et pour moitié en logements à loyers modérés afin de permettre aux clamartois ayant des revenus modestes de pouvoir tout de même demeurer dans notre commune.

A l’inverse, le PLH présenté par la nouvelle équipe municipale prépare une densification à marche forcée de notre ville. Celui qui était il y a encore 18 mois le directeur de la société d’aménagement du Plessis Robinson, commune qui a connu ces dernières années la plus forte densification de notre département, entend fixer des objectifs de construction de logements démesurés qui vont conduire à une forte réduction des recettes de la Ville, en évinçant l’activité économique source de revenus essentielle pour notre commune, entraîner une saturation des équipements publics en raison de l’augmentation soudaine de la population et modifier profondément le cadre de vie des Clamartoises et des Clamartois.

L’actuel Maire entend ainsi notamment construire pas moins de 2 000 nouveaux logements sur les terrains qui accueillent encore aujourd’hui le site R&D d’EDF et entérine également la privatisation de l’espace public avec la vente de la place de la gare pour y construire un immeuble de 6 étages avec 90 logements.

Toutes les acquisitions foncières réalisées par Monsieur Berger dans la perspective de ces multiples opérations de promotion immobilière coûtent naturellement fort cher aux finances de la Ville : déjà 7 millions € depuis son élection il y a 16 mois. Pour les mener à bien, il lui faut donc dégager de nouvelles recettes. C’est là qu’intervient le second point inscrit à l’ordre du jour du conseil qui a retenu toute mon attention.

– Une explosion des tarifs municipaux :

Cette augmentation va toucher tous les Clamartois : familles, aînés, commerçants, automobilistes… Même les tarifs des concessions funéraires seront doublés. Les cantines et les services périscolaires augmenteront quant à eux de 40% à la rentrée prochaine.

Monsieur Berger n’hésite pas à faire reposer la responsabilité de ce matraquage sur le désengagement de l’Etat et la gestion de la précédente équipe municipale alors qu’il multiplie pourtant des dépenses aussi importantes qu’inopportunes : 7 millions d’euros, comme je l’ai évoqué plus haut, pour des  opérations d’acquisition et de spéculation immobilière, plus d’un million € pour que l’ensemble du mobilier urbain ne soit plus bleu mais vert, 400 000 € pour des aménagements de voirie sur l’avenue Jean Jaurès alors que celle-ci vient pourtant d’être récemment refaite, 2 millions € pour l’achat de 100 caméras de vidéo-surveillance, un premier surcoût annuel de 300 000 € lié à la hausse des indemnités des élus et un second du même montant consacré à l’augmentation de la rémunération des collaborateurs du Maire et des agents de la direction générale…

Si la baisse des dotations de l’Etat aux communes est une réalité, en raison des efforts liés au redressement des comptes de la Nation, celle-ci n’entraîne pourtant pas dans les autres communes du département, également concernées par cette diminution de leurs ressources, un tel bond des tarifs municipaux.

Concernant la qualité de la gestion de la précédente équipe municipale, j’ai rappelé à l’actuel Maire que la chambre régionale des comptes, lors de sa dernière inspection en 2011, avait qualifié celle-ci de correcte. J’ai d’ailleurs proposé, lors du changement de majorité, à Monsieur Berger de recourir aux services des magistrats de la chambre régionale des comptes afin de nous assurer de l’impartialité de l’audit de l’état des finances de la commune que celui-ci souhaitait entreprendre… Mais l’actuel Maire a naturellement préféré recourir à un cabinet privé qui, par ses conclusions, vient opportunément justifier la hausse vertigineuse des tarifs municipaux et cette frénésie immobilière. J’ai demandé à de multiples reprises la communication aux élus de l’intégralité de cet audit que l’actuel Maire refuse de nous dévoiler. J’ai donc saisi la commission d’accès aux documents administratifs (CADA) qui vient de confirmer la légitimité de ma requête. J’attends donc désormais la transmission de l’ensemble des éléments relatifs à cet audit sans délai.

Qu’il s’agisse de densification à marche forcée ou de matraquage des tarifs municipaux, la mobilisation et la protestation citoyenne s’organisent. Aux côtés des habitants, je resterai mobilisé pour dénoncer les choix de la nouvelle équipe municipale. Des choix qu’elle n’assume pas en se cachant derrière des motifs fallacieux. Des choix qui pénaliseront financièrement les Clamartoises et les Clamartois dès la prochaine rentrée et qui dégraderont leur cadre de vie dans les années à venir. 

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