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Profanation de la stèle des fusillés de « l’Affiche rouge » à Marseille

Arton103441-480x320Comme tout un chacun, j’ai été profondément choqué par la profanation de la stèle des fusillés de « l’Affiche rouge » présente au sein du square Manouchian de Marseille.

Cette profanation a été revendiquée par un groupuscule d’extrême-droite dont la bêtise n’a d’égale que l’ignorance. J’espère que les responsables de cet acte odieux, qui foulent aux pieds la mémoire d’hommes et de femmes qui ont écrit une des pages les plus glorieuses de l’histoire de la Résistance en France, seront rapidement traduits devant la Justice.

En donnant en 2008 à Clamart le nom de Missak Manouchian à un square situé rue de Bretagne, nous avons voulu léguer aux plus jeunes le douloureux souvenir des horreurs de la guerre. Pour qu’il ne s’estompe jamais. Par respect pour celles et ceux qui ont été victimes de l’arbitraire des Nazis et qui ont su faire le sacrifice de leur vie pour que les valeurs humanistes de la République demeurent triomphantes.

Engagé volontaire en 1939, Missak Manouchian fut démobilisé en 1940. Il prit alors le parti de poursuivre la lutte dans la clandestinité. Il devint responsable de la section arménienne de la Main d’Oeuvre Immigrée (M.O.I), avant de prendre la direction, dès août 1943, des Francs-Tireurs et Partisans de la M.O.I de Paris. Il dirigera ce réseau jusqu’à son arrestation par la police française le 16 novembre 1943. Condamnés à mort à l’issue du « procès des 23 », il tombera avec ses camarades sous les balles allemandes le 21 février 1944 au Mont Valérien, à Suresnes. Olga Bancic, seule femme du groupe, sera traînée de geôle en geôle, maltraitée, avant d’être guillotinée à la prison de Stuttgart le jour de son 32ème anniversaire. Une affiche tristement célèbre, « l’Affiche rouge », apposée sur les murs de la Capitale, tentera de discréditer leur action. En vain.

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