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Police municipale : Un maire-shérif à Clamart, à quel prix ?

Photo blog PMLe Parisien Hauts-de-Seine, dans son édition de ce jour, revient (article ci-joint) sur la volonté du nouveau maire de « muscler » la police municipale dans notre commune.

Lorsque j’ai été élu maire en 2001, la ville comptait 5 agents de surveillance de voie publique (ASVP), exclusivement affectés à la verbalisation des véhicules puisqu’à l’époque le stationnement était encore payant à Clamart.

J’ai alors choisi de recruter 8 agents supplémentaires en charge de la surveillance de l’espace publique et d’élargir leurs missions, en partenariat avec la Police Nationale, afin de permettre à celle-ci de se concentrer sur sa lutte contre la délinquance et la criminalité. Si je suis en effet favorable à la présence d’une garde ou d’une police municipale, je pense qu’il est essentiel que celle-ci demeure dans le rôle qui est le sien et qui a vocation à s’inscrire en complémentarité de la Police Nationale et non de se substituer à elle.

Cette évolution, qui a porté les effectifs à 13 gardes municipaux, a été progressive et mesurée car j’ai voulu qu’elle ne se fasse pas au détriment des diverses politiques également conduites par la mairie. En effet, dans le même temps, nous avons fortement développé les services sociaux, éducatifs, culturels, sportifs ou encore nos actions liées à la prévention.

Clamart, comme toutes les villes de l’agglomération dense parisienne, connait des faits de délinquance et, heureusement beaucoup plus rarement, des actes criminels. Lorsque j’ai sollicité, durant 10 années de gouvernement UMP, des effectifs supplémentaires pour notre commissariat, mes interlocuteurs m’ont toujours répondu que Clamart était une commune « tranquille ». Ce discours contrastait alors déjà avec celui de l’opposition municipale qui décrivait notre ville comme le Chicago des « années Capone ».

A partir de 2011, une inquiétante hausse des cambriolages a été observée dans notre commune et celles qui la jouxtent. J’ai aussitôt interpellé le Ministre de l’Intérieur et, avec l’élection de François Hollande en 2012 et le recrutement de nouveaux policiers, j’ai pu obtenir des renforts pour le commissariat de Clamart. Le plan anti-cambriolage de la police nationale porte aujourd’hui ses effets et leur nombre recule fortement.

Voici l’action que j’ai voulu mettre en œuvre durant 13 années au service de la sécurité des Clamartois. Une action adaptée aux compétences d’une mairie et aux finances d’une commune comme la nôtre. Une action consciente que seuls les agents de la police nationale disposent des moyens et de la formation nécessaires pour lutter efficacement contre les délits et les crimes qui, comme chacun le sait, ne s’arrêtent pas aux frontières d’une ville. Une action responsable et raisonnée en cohérence avec celle que doit mener un maire qui n’entend pas se muer en shérif.

Le nouveau maire évoque désormais un effectif de 35 agents disposant d’armes à feu, de véhicules tout-terrain avec un fonctionnement 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24. Tout cela s’inscrit toujours dans la même obsession qui est la sienne de mimer tout ce qu’il a mis en œuvre lorsqu’il était encore  le salarié du maire du Plessis-Robinson.

Mais à quel prix ? Le coût annuel d’un tel déploiement sera assurément de plus d’un million d’euros. Quels arbitrages seront faits ? Plusieurs emplois sont déjà supprimés dans les écoles et dans le service Jeunesse. Les postes de directeur du service culturel et de responsable de la démocratie locale l’ont été également. Il est évident désormais que cette politique de réduction d’effectifs dans les divers services rendus à la population va se poursuivre pour financer l’idéologie sécuritaire du nouveau maire qui est en décalage complet avec la réalité que nous connaissons à Clamart.

Et pour quels résultats ? Pour risquer le même incident que celui survenu en 2009 au Plessis Robinson lorsqu’un policier municipal en a gravement blessé un autre en « jouant » soi-disant avec son arme de service ? Pour risquer de voir la police nationale réduire ses effectifs comme cela a été le cas à Nice en constatant le renforcement outrancier des effectifs de la police municipale ?

« Chacun son rôle » a-t-on coutume de dire. Le nouveau maire de Clamart semble ne pas avoir bien saisi quel est le sien.

Retrouvez l'article du Parisien Hauts-de-Seine

1 Comment

  1. Mireille Walter dit :

    Quels sont les moyens d’actions pour les nombreux habitants de Clamart qui comme moi ne veulent pas vivre dans ce climat hyper sécuritaire et refusent le gaspillage de l’argent publique.La démocratie locale n’existe plus, voilà pourquoi je ne peux les joindre pour obtenir la date des conseils de quartier. La démocratie n’existe plus du tout à Clamart.

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