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Visite officielle du Président de la République d'Arménie
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Le 19 mars 1962 enfin reconnu !

Photo 19 mars

50 ans après, la France a enfin
reconnu le 19 mars comme la date officielle de commémoration des victimes de la
guerre d’Algérie et des conflits au Maroc et en Tunisie. Il s’agissait là d’une
revendication très ancienne des appelés du contingent qui ont représenté 80%
des forces militaires françaises engagées en Algérie. La majorité sénatoriale,
soutenue par le Gouvernement, n’a pas voulu comme certains l’ont maladroitement
avancé faire acte de repentance ou refaire le procès de la guerre d’Algérie.
Elle a simplement voulu rendre l’hommage que la Nation doit rendre à la
troisième génération du Feu impliquée dans une guerre qui n’a pas dit son nom
jusqu’à l’adoption d’une loi en 1999.

Dans notre pays,
la tradition républicaine veut qu’une date commémorative reprenne la date
marquant la fin officielle des hostilités. Le 19 mars 1962 marque la fin
officielle de l’engagement de l’armée français en Algérie face au mouvement
indépendantiste. Il était donc parfaitement cohérent que la France reconnaisse
cette date et aucune autre.

L’opposition
nous a opposé la date du 5 décembre, prise par décret présidentiel en 2003, et
qui n’a  aucune signification historique. Cette date demeure un blanc sur
l’agenda présidentiel de l’année 2002… En effet, c’est le 5 décembre 2002 que
M. Chirac a inauguré la colonne du Quai Branly qui rend hommage aux victimes
des conflits en Afrique du Nord. Le choix de cette date était vécu comme un
affront par tous les appelés du contingent pour qui le 19 mars 1962 signifiait
le retour parmi leurs proches.

La Droite nous a
aussi opposé la date du 11 novembre, privilégiée par M. Sarkozy pour créer une
sorte de « mémorial day » à la française visant à rendre hommage ce
jour-là à toutes les victimes des conflits dans lesquels notre pays a été
impliqués. Nous refusons cette démarche qui dessert le devoir de Mémoire et
d’Histoire et attenue la signification propre à chaque conflit. Les motifs et
les drames qui ont découlé de la guerre d’Algérie ne sont pas ceux de la Grande
guerre, comme ils diffèrent aussi de ceux du second conflit mondial.

Un demi-siècle après
l’indépendance de l’Algérie, on constate combien les passions sont encore
fortes et les plaies encore mal refermées. Raymond Aron évoquait dès 1957 la
guerre d’Algérie en disant que « de
tous les côtés, on justifie par des arguments rationnels, des prises de
position passionnelles
 ». 50 ans après, nous avons voulu défendre une
position parfaitement rationnelle.

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