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Reconnaissance du 19 mars 1962

19 marsL’AG de la Fédération Nationale des Anciens Combattants d’Algérie à Clamart a été l’occasion hier de faire le point sur la reconnaissance du 19 mars 1962. Jeudi dernier, le Sénat a en effet débuté l’examen de la proposition de loi relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc. Il s’agit d’une revendication très ancienne de la troisième génération du feu. La guerre d’Algérie n’a longtemps pas dit son nom et il aura fallu attendre la loi du 18 octobre 1999 pour que soit reconnu comme une guerre ce qui était jusqu’ici qualifié d’ « évènements ».

Durant près de 40 ans, afin de favoriser la réconciliation du peuple français divisé sur le regard à porter sur ce douloureux épisode de notre Histoire, ces faits ont longtemps été quelque part occultés, tout particulièrement par le politique. Certaines plaies sont en effet difficiles et longues à refermer. Cette guerre fut pourtant une terrible réalité pour nos soldats, engagés ou appelés, pour les populations européennes qui s’y étaient implantés depuis plusieurs générations et naturellement aussi pour tous les algériens.

Je souhaite que nous soyons aujourd’hui, 50 ans après, en mesure de dépasser les passions. Je le souhaite car la République a toujours su rendre l’hommage qui doit être rendu à celles et ceux qui combattu pour elle au péril de leur vie. La guerre d’Algérie est le dernier grand conflit qui engagea massivement l’armée française et les appelés du contingent. Les soldats du contingent ont constitué 80% des militaires français engagés en Algérie. Le 19 mars 1962, à midi, le général Ailleret, commandant en chef en Algérie, ordonnait le cessez-le-feu. Cela signifiait pour ces soldats le retour prochain parmi leurs proches.

La date du 5 décembre, retenu par décret en 2003 pour commémorer les victimes de la guerre d’Algérie et des combats en Afrique du Nord, est un BLANC sur l’agenda présidentiel. Une simple date de convenance choisie pour l’inauguration du mémorial du quai Branly par le Président Jacques Chirac en 2002. Cette date n’a aucune signification historique.

La tradition républicaine veut qu’une date commémorative reprenne la date marquant la fin officielle des hostilités. Le 19 mars 1962 marque la fin officielle de l’engagement de l’armée français en Algérie face au mouvement indépendantiste. Aussi, j’apporterai tout mon soutien à cette proposition de loi dont l’examen se poursuivra le 20 novembre prochain.

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