La Région Ile de France relance sa coopération avec la Région de Dakar
11 février 2011
Logement : Martine Aubry lancera demain à Clamart un appel national
15 février 2011

Incident de la Police Municipale du Plessis : L’opposition PS demande au procureur une enquête

1 A l’UMP, depuis longtemps, on se fait le chantre de la sécurité de nos concitoyens. Pourtant dans le 92, nous ne constatons aucune amélioration de la situation en matière de sécurité alors que  M. Pemezec, grand adorateur de la police municipale et des caméras dans tous les coins de rue (preuve de leur efficacité, elles n’ont pas empêché l’augmentation de 8% en 2010 des cambriolages à Levallois-Perret qui en possède pourtant une cinquantaine sur 2 Kms² !) est vice-président du Conseil général chargé de la sécurité.

Qui a entendu parler de son action au CG 92 ? Personne ! Mais il est vrai que ce titre ne lui a été obtenu à l’époque par les époux Balkany qu’en compensation de sa condamnation à 1 an d’inéligibilité et de la perte de son mandat de député.

2 Bien pire, nous apprenons que la police municipale du Plessis Robinson, modèle que son Maire, M. Pemezec, voudrait exporter dans tout le département, est mal formée au maniement des armes à feu, que les agents portent à la ceinture des Smith & Wesson, qu’ils s’entretuent entre eux dans le poste de police municipale du Plessis Robinson, que la gâchette de leur arme part toute seule sans qu’il soit besoin d’exercer une réelle pression sur la gâchette, que ses agents dirigés directement par M. Pemezec sont coutumiers du fait mais sont soutenus par leur hiérarchie. La victime soutient même que son « collègue » l’a volontairement « braqué » en lui  lançant « je vais te fumer fils de p… ».

Cet agent a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à 6 mois d’emprisonnement avec sursis le 13 avril 2010, et la responsabilité de la Ville pour insuffisance de formation au maniement des armes à feu retenue.

Un modèle à surtout ne pas généraliser !

Pire encore, l’impunité qui règne dans cette affaire de policier municipal franc-tireur. On a récemment appris que ce brigadier de police a intégré la police municipale de Saint-Germain en Laye. Incroyable, il aurait même reçu une promotion suite à sa nomination, dans un commissariat dirigé par… l’ancienne responsable de la police municipale du Plessis Robinson !

3 Ces révélations sur la réalité du fonctionnement de la police municipale du Plessis Robinson sont stupéfiantes et on peut sérieusement s’interroger sur les conditions dans lesquelles un brigadier chef condamné à 6 mois d’emprisonnement pour avoir tiré sur un collègue dans le cadre de ses fonctions a pu être recruté par la Ville de Saint-Germain et être agréé dans la foulée par les services de l’Etat.

Une totale impunité, une enquête bâclée, une sanction illusoire… alors que la victime restera handicapée à vie.

4 Depuis bientôt deux ans, l’opposition PS du Plessis Robinson essaie de faire la lumière sur ces faits. Mais force est de constater que tout est fait pour cacher la vérité…  Pour toute réponse à leurs questions en Conseil municipal, elle n’a obtenu qu’une bordée d’injures du Maire pour lesquelles il a été sévèrement condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre le 7 décembre 2010 et a dû indemniser le Conseiller Municipal et Conseiller Régional PS, Benoît Marquaille.

Pendant ce temps, M. Pemezec continue de vanter sa politique de sécurité, n’hésite pas à citer l’exemplarité de l’agent incriminé mais refuse de faire la lumière sur les faits et d’agir dans la transparence à laquelle nos concitoyens ont droit.

Il y a pourtant possibilité d’avoir des polices municipales républicaines, avec des fonctionnements et des pratiques conformes à la nécessaire sécurité des agents comme des populations. Il faut pour cela faire preuve de courage et de responsabilité.

Parce que la gauche ne badine avec la sécurité, l’opposition PS du Plessis Robinson a donc été contrainte de saisir le procureur de la République afin qu’il diligente un audit sur le fonctionnement de la police municipale du Plessis Robinson et explique dans quelles conditions un brigadier de police municipale a pu tirer sur son collègue dans l’enceinte même du commissariat et aujourd’hui reprendre ses fonctions comme si rien de tout cela n’était arrivé.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *