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La loi NOME menace le service public de l'énergie

1 Le projet de loi NOME (Nouvelle Organisation de Marché Electrique) prévoit la cession à tout fournisseur privé qui en ferait la demande de 25% de la production électronucléaire d'EDF.

Alors que durant des décennies, les usagers français du service public de l'électricité ont financé, par leurs factures, le parc nucléaire d'EDF, ils seront dépossedés de leurs investissements au profit de fournisseurs d'électricité privés.

Ce projet de loi va bien au-delà des recommandations de l'Union Européenne derrière lesquelles le Gouvernement ne manquera pas une nouvelle fois de se "cacher" pour justifier son projet.

Le fait que des fournisseurs puissent se doter d'électricité à moindre coût et ce, sans réaliser le moindre effort, ne manquera pas de faire planer un risque important de sous-investissement dans les moyens de production d'électricité en France, ce qui pourrait notamment compromettre notre indépendance énergétique. Une hausse des tarifs est aussi naturellement à craindre avec l'instauration d'un véritable "prix de marché".

La politique énergetique de la France a permis d'offrir aux usagers une électricité parmi les moins coûteuses et les moins "carbonées" au Monde. C'est cet acquis essentiel que la politique du Gouvernement est en train de remettre en cause.

  

1 Comment

  1. Vincent dit :

    vous pourriez rajouter que par l’augmentation du recours aux énergies intermitentes (éoliennes fonctionnant 25% du temps sur terre) on conserve les centrales au fioul (exemple de Porcheville qui devaient fermer et qui reste en fonctionnement) et que l’on construit des unité aux charbons au havre et donc que l’on va augmenter les émissions de CO2 pour produire l’électricité.

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