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Armistice du 11 novembre 1918

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Il y a 91 ans, prenait fin une guerre qui ne devait durer que quelques semaines, et qui vit, durant plus de quatre longues années, mourir un million cinq cent mille soldats français.

 

Pour la première fois, cette cérémonie prendra une tout autre tournure avec la présence à Paris, sur la tombe du soldat inconnu, de la Chancelière Allemande, Madame Merkel.

 

Cette date du 11 novembre, jusqu’ici conçue comme la victoire de la France et la défaite de l’Allemagne, devient une fête franco-allemande.

 

Cette lente réconciliation aura notamment été permise par la grande complicité du tandem François Mitterrand-Helmut Kohl.

 

Nous avons tous en mémoire cette image, le 22 septembre 1984, du Président Français prenant la main du chancelier Allemand devant l’ossuaire de Douaumont, lors de la célébration du 70ème anniversaire de la bataille de Verdun.

 

Même si le dernier « poilu » français s’est éteint en mars 2008, nous avons le devoir de continuer à assumer pleinement le devoir de mémoire de la « Grande guerre ».

 

Ce devoir de mémoire passe notamment aujourd’hui par la réhabilitation pleine et entière de ceux qui furent fusillés pour avoir refusé d’endurer l’insoutenable.

 

Ce processus de réhabilitation est aujourd’hui loin d’être achevé.

 

Le 5 novembre 1998, Lionel Jospin, alors Premier Ministre, s’était rendu à Craonne dans l’Aisne. Ce village est le symbole d’une révolte : celle des poilus contre les offensives sanglantes et sans espoir de 1917. 

 

Longtemps, Craonne et le Chemin des dames ont été boudés par les pouvoirs publics, qui préféraient Verdun, exemple d’héroïsme sans nuance.

 

Il y demanda : « Que ces soldats, ”fusillés pour l’exemple“ au nom d’une discipline dont la rigueur n’avait d’égale que la dureté des combats, réintègrent aujourd’hui, pleinement, notre mémoire collective nationale. »

 

Par respect pour les indescriptibles souffrances des millions de combattants engagés dans cet interminable conflit, nous devons poursuivre ce travail de réhabilitation.

 

Quelques 800 soldats français ont été fusillés après ou sans jugement durant la Grande guerre.

 

Souvenons nous aujourd’hui du courage, de l’abnégation et de la volonté de paix de ces millions de combattants.

 

Souvenons nous de ces scènes de fraternisation qui intervinrent durant la trêve de noël entre combattants des deux camps.

 

Aucun autre exemple n’illustre peut être mieux l’absurdité de cette guerre.

 

Il n’y avait le plus souvent même pas de haine entre ces soldats dont les limites furent poussées au-delà de ce qu’un homme peut endurer.

 

A Clamart, les commémorations se dérouleront demain à 10 heures au cimetière communal. A 11h15, le film "In mémoriam Verdun" sera projeté à la Salle des Fêtes.

1 Comment

  1. comme tout le monde le sait ou presque le livre « à l’Ouest rien de nouveau » d’Erich Maria Remarque est un roman avec des descriptions très dures sur cette guerre dans la culture d’une époque diabolique, à nous maintenant de combattre ce mal, la violence , avec la meilleure Energie qu’on puisse capter dans notre Environnement, la Nature .
    let us fight against evil-violence with our Best Nature-EnergY , for Earth, for love .
    Bonnes commémorations à toutes et à tous en pensant aussi à l’Avenir : J-36 avant les décisions à prendre à Copenhague .

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