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Mobilisons nous pour l'école maternelle

Maternelle 

Le Ministre de l’Education Nationale, Monsieur Xavier Darcos, s’interrogeait durant l’été sur « l’utilité de faire passer des concours Bac +5 à des personnes dont la fonction essentielle est essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de changer leurs couches »…

 

Il a depuis présenté ses excuses aux enseignants. Le fait est que le Gouvernement, pour des raisons d’économies budgétaires, continue de faire peser la menace d’une suppression des petites et moyennes sections d’école maternelle au profit de garderies municipales ou privées.

 

Nos enfants seraient sous la garde de personnels titulaires du CAP petite Enfance (2 ans après le BEPC) et non plus encadrés par des enseignants qualifiés (5 ans après le BAC).

 

Aussi, je vous invite à signer la pétition mise en ligne par l'Association Générale des Enseignants des Ecoles Maternelles (AGEEM) pour défendre l'école maternelle française publique, laïque et gratuite pour tous.

 

http://marnesia.free.fr/phpPetitions/index.php?petition=2   

5 Comments

  1. Murielle dit :

    Pardonnez moi d’intervenir sur un sujet qui n’a rien à voir mais je me sens concernée par une urgence en lisant le journal ne matin : le préfet des Hauts de seine annonce dans le Parisien que la passerelle du Petit clamart sera enfin construite, en 2010. Et là, la colère est montée. Alors que nous exigeons cette passerelle depuis de très nombreuses années (et je n’oublie pas que vous étiez avec nous contrairement à d’autres), il avait déjà fallu la mort d’une petite fille pour que nous ayons l’oreille de l’administration, puis votre acharnement pour obtenir une passerelle provisoire (glissante et sans passage pour les poussetes d’ailleurs), et maintenant on constate que c’est seulement la crise économique qui relance le projet de passerelle provisoire!
    Je suis tout simplement écoeurée !

  2. Patrice dit :

    Comment recruter en maternelle ?
    Si l’on part du principe que tous les « bac + 5 » se valent, l’équité imposerait un salaire égale pour une enseignante en maternelle à un ingénieur dans l’aéronautique, un Directeur Financier d’une grande entreprise ou à un trader dans une salle des ventes de la BNP.
    Est-ce bien réaliste ?
    La valorisation d’un métier, quel qu’il soit, n’est pas liée au nombre d’années d’études après le bac. Certaines fonctions exigent une accumulation de connaissances sur plusieurs années de formations, d’autres des qualités et un savoir faire qui n’a rien à voir avec un nombre imposé de semestres d’études.
    Philippe Kaltenbach s’inquiète dans son blog que l’on confie à terme nos enfants à des personnels titulaires du CAP petite Enfance (2 ans après le BEPC). Or tous les spécialistes de ce secteur s’accordent à dire que chez l’enfant tout se joue dès les premiers mois de la vie.
    A suivre ces raisonnements, il faudrait également exiger un bac + 5 pour les prochains recrutements d’assistantes maternelles dans les crèches.
    Est-ce bien raisonnable ?
    Fermer ces métiers à toute une génération de jeune fille qui n’ont pas passé cinq années sur les bancs d’une fac pour obtenir une expertise en psychologie, philosophie ou sciences de l’éducation n’est pas seulement absurde et injuste, c’est « passer » à coté de nombreuses vocations.
    Il faut être exigeant dans ce type de recrutement. C’est évident.
    Mais ces exigences doivent porter essentiellement sur les capacités à encadrer une classe d’enfant en maternelle. C’est un aspect que de participer à l’éveil de l’enfant par une pédagogie, c’en est un autre tout aussi important chez les enfants de cet age que d’assurer des tâches matérielles comme l’organisation des siestes et certaines intendances. Les écoles maternelles franciliennes accueillent les enfants en maternelle plus de dix heures par jour. C’est une réalité locale que l’on ne peut nier et qui suppose certaines disponibilités pour tous les acteurs dans les écoles.
    Ce ne sont pas les recrutements actuels par concours national à bac + N qui amélioreront les performances des enseignantes en maternelle. Pour être efficace, le recrutement, l’encadrement, le suivi et la promotion sur ces fonctions essentielles doivent être assurer par les collectivités locales bien plus proches des réalités de la petite Enfance et de l’enseignement en maternelle que peut l’être l’Etat et sa gestion nationale des effectifs.
    Patrice

  3. Véro dit :

    Patrice,
    Je ne lis pas la même chose que vous : il n’est pas écrit que toutes les personnes à Bac 5 sont dans un moule, mais que les compétences nécessaires pour enseigner aux enfants, dès 3 ans, justifient un qualification de bac 5, car l’enseignement des jeunes exige la réunion de capacités intellectuelles et d’une formation générale et spéciale particulière de 5 années. C’est bien le combat actuel des enseignants, des parents d’élèves et de toute personne attachée à la qualité de l’enseignement en France.
    Contrairement à ce que vous semblez penser, l’enseignement, dès 3 ans, est une activité importante, très différente de celle des jardins d’enfants (où pourtant exercent dèjà des personnels de grandes compétences tels que puericultrices à 4 années d’études aussi, éducateurs jeunes enfants à 3 années d’études).
    Il suffit d’avoir des enfants pour constater qu’à cet âge, voire à 2 ans 1/2, ils ont besoin de passer à autre chose, à un apprentissage plus poussé. L’école maternelle forme les enfants aux premiers apprentissages, manuels, spatiaux, temporels…
    Enfin, ces enseingnants sont formés pour exercer aussi bien en première année de maternelle qu’en dernière année de primaire, aux CM2 de 10 ans.
    Il est donc normal d’avoir les mêmes exigences de formation pour les uns et les autres.
    A moins, bien entendu, de vouloir supprimer l’école maternelle, comme nous soupçonnons clairement le gouvernement UMP de vouloir le faire.
    C’est possible, dans d’autres pays européens, cela se pratique.
    Aurions nous mauvais esprit ?
    Je ne le crois, pas à lire et écouter les « sondes » lancées par les émissaires de ce parti particulièrement réactionnaire en matière scolaire.
    Allez, bonne année de combat.

  4. arnaud dit :

    voici une « info » qui ne se base sur rien mais qui est parfaite pour jouer sur la peur des gens.
    tout le monde est bien d’accord sur le fait de conserver une maternelle mais ne peut-on avoir des personnes bac+2 ou 3 toutes aussi compétentes pour éduquer de jeunes enfants ? ce n’est pas le nombre d’années post bac qui feront que le personnel sera meilleur mais sa capacité à transmettre le savoir. Cela s’appelle de la pédagogie.
    je vous souhaite tous mes meilleurs voeux et vous conjure de nous sortir des vrais infos, pas des « on dit » de ce type

  5. Simplet Le Jeune dit :

    Je rebondis sur la remarque de Arnaud: la qualité de l’enseignement n’est pas proportionnelle au nombre d’années à étudier le comportement « virtuel » d’un gamin…
    Être disponible, patient, à l’écoute, doux, devancer et émuler la curiosité, ça ne s’apprend pas, ça ne s’inculque pas: ça se développe là où le terreau existe.
    Malheureusement, ça se simule très bien le temps d’un examen, et malheureusement – et particulièrement dans ces professions – on exige le diplôme avant de poser la question du savoir faire (sensé être miraculeusement livré avec le bout de papier)
    Si l’un et l’autre ne sont pas incompatibles à terme, il me semblerait pourtant et facile, et logique, et viable, et cohérent, et sain (…) d’utiliser et de valoriser plus les compétences réelles et les vocations profondes que les réussites scolaires discutables et les plans de carrières rigides.
    Donc pour ma part, et si j’en ai le choix, je préfère croiser des enseignants à l’écoute sachant transmettre le goût d’apprendre, que tentant d’apprendre le goût de transmettre en s’écoutant.
    (je sais, elle est un peu tarabiscotée… mais elle résume bien ma pensée!)

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