Merci à toutes et à tous pour cette belle campagne
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16 juin 2011

Plaidoyer en faveur d’une vision de l’immigration qui allie respect, solidarité et responsabilité.

342 Cette lettre ouverte déconstruit le discours dominant, explique les termes de l’immigration, relève l’ampleur et la nature des défis qui sont à la source des migrations, indique un chemin. Celui d’un humanisme raisonné, force de proposition, fidèle aux valeurs de respect et de solidarité, sûr de son identité. Tel est le sens du message que Pierre Henry veut transmettre à tous ceux qui partagent ce combat.

Je vous recommande vivement cet ouvrage de Pierre HENRY, "Immigration: Lettre ouverte aux humanistes en général et aux socialistes en particulier".

 

France terre d'asile J’ai pu participer avec Martine Gouriet à un débat en sa présence le 4 décembre dernier à Fontenay-aux-roses.

Le Directeur général de l’organisation France Terre d’Asile, spécialiste des questions de développement, d’immigration et d’asile est longuement revenu sur ce sujet pour lequel, dans une France en crise d’identité et de confiance, l’utilisation des peurs s’avère dramatique pour l’équilibre si fragile de notre cohésion sociale.

2 Comments

  1. Christiane dit :

    Merci d’aborder enfin ce problème essentiel dans notre société. Le projet de « l’immigration choisie” qui nous est proposé conduit à la catastrophe. Il pourrait se résumer à ceci : on fait venir pour deux, trois ans médecins, infirmiers, techniciens “pointus” ; surtout : sans leur famille, ce qui évite de faire fonctionner écoles, crèches… – et tant pis si ça prive les pays émergents de leurs élites. On les paye peu, ce qui détend le marché du travail et fait baisser l’ensemble des salaires – et tant pis pour les jeunes qui ne trouvent pas de travail. Ensuite, on “jette” les travailleurs immigrés pour les remplacer par d’autres – pas de progression de carrière à assumer, c’est tout bénéfice.
    Sauf que les savoirs faire se perdent, que la démographie ne progresse pas, que la société continue à se déliter.
    Sauf que les populations oubliées, affamées par les conséquences des crises financières puis économiques et finalement sociales – avec les troubles que cela entraîne – continueront à se lancer dans les plus folles expéditions pour aller vers des terres , appauvries peut-être mais encore plus riches que leurs pays d’origine.
    Sauf que devant des afflux ingérables, les répressions seront de plus en plus dures.
    Nous perdons déjà notre âme en plaçant des bébés de trois ans en centre de rétention, en séparant des pères de leur famille dont ils sont le seul soutien financier, en enfermant des mères – laissant leurs jeunes enfants seuls à la maison, en venant chercher des enfants à la maternelle pour les envoyer directement dans un avion, en formant des jeunes dans nos écoles jusqu’à dix-huit ans pour les expulser, à 18 ans + 1 jour, vers un pays dont ils ne connaissent même pas la langue (et je ne parle pas du gâchis financier que cela représente !), en fabriquant par nos lois absurdes des irréguliers /inexpulsables, en traquant des irréguliers dans les forêts du Nord à coup d’hélicoptère et de chiens policiers. Pire : en renvoyant dans leur pays afghans ou érythréens qui sont emprisonnés à leur arrivée, souvent torturés, quand ce n’est pas mis à mort.
    Le problème est difficile. Raison de plus pour ne pas lui donner des réponses simplistes qui ne feront qu’aggraver les choses.
    Merci encore d’avoir signalé cet ouvrage.
    Christiane

  2. Laurent dit :

    J’ai lu le livre précédent de Pierre Henri, acheté lors de sa venue à Clamart pour la semaine de la solidarité internationale.
    Déjà, il avait exposé clairement combien nous vivions dans un monde schizophrène qui privilégiait l’immigration de travail (plus ou moins élargie) et refusait de considérer l’immigration comme un flux d’hommes et de femmes, aux droits et aux besoins personnels.
    Il avait démontré que cette conception affichée était loin de correspondre à la réalité des faits, même dans la politique de Sarkozy : son livre consacré aux expulsés de Cachan dévoilait que le réalisme et le pragmatisme politique conduisait justement à reconnaître les droits de ces personnes immigrées, en situation régulière ou irrégulière (au regard des lois de l’instant d’ailleurs).
    Bref, la politique de la peur conduite par certains n’était que gesticulation destinée à caresser les sentiments primaires, et à nourrir la xénophobie, alors que la réalité imposait d’ouvrir les frontières, de manière certes contrôlées mais pas serrée.
    Enfin, j’entends encore Pierre Henry reprocher aux socialistes de ne pas avoir un discours clair et volontaire sur ce sujet: il expliquait que ça ne veut rien dire d’opposer régularisation en fonction critères élargis au cas par cas : l’un et l’autre ont la même signification, c’est à dire régulariser chaque individu après examen individuel de son dossier à partir des critères fixés par la loi. Rien de plus, rien de moins.
    Mais comme le fait le gouvernement aujourd’hui en régularisant en fonction de la pression médiatique et non pas des critères objectifs appliqués à tous.
    La loi de l’arbitraire doit être combattue, et c’est là que nous attendons les socialistes.
    Merci d’avoir pris ce sujet à bras le corps avec courage.
    Bonnes fêtes aussi.

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