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Sur la diversité : Rien de neuf avec Sarkozy…

1  Comme d’habitude, on nous avait annoncé un grand discours de Nicolas Sarkozy sur la diversité hier et encore une fois, on n’a vu que du réchauffé et de la répétition.

 

Pire, Sarkozy n’a à aucun moment remis en cause une politique pratiquée par la droite depuis 8 ans, qui détruit toutes chances de promotion sociale et tout espoir de parvenir à atteindre l’égalité entre les citoyens !

 

Du surplace : comme le rappelle un député, de nombreuses mesures soi disant ambitieuses annoncées existent déjà mais ne sont pas appliquées, faute de décret d’application : le CV anonyme est légalement imposé aux entreprises de plus de 50 salariés, il est même regrettable de revenir sur cet objectif par des mesures très en deçà ; l’objectif de 30% de boursiers dans les classes prépa date de plusieurs années et on constate en effet une amélioration chaque année ; l’inclusion d’une clause de non discrimination est redondante avec le droit actuel des marchés publics connaît déjà les clauses sociales.

 

Que reste-t-il ?

 

L’impression que seules les élites intéressent le Président, pas la société française dans son ensemble : les boursiers qui ont le niveau pour intégrer Henri IV et Polytechnique, ceux qui peuvent être nommés préfet… Vive la méritocratie, pas un mot pour l’égalité !

 

Mais les autres ?

 

La réalité est cruelle : dans les quartiers difficiles et pour les jeunes en difficultés, diminution des fonctionnaires de l’éduction nationale, suppression programmée des RASED, fin de la carte scolaire et donc de la mixité sociale, sortie des classes à 14 ans,

 

Heureusement que quelques initiatives favorisent la promotion de l’égalité, y compris au MEDEF et parmi certaines grandes entreprises qui ont conscience que la richesse d’une société, c’est sa pluralité et pas la pérennisation des anciens modèles sociaux.

 

Notre proposition : il faut réduire en amont les inégalités sociales et offrir les mêmes chances à tous : l’éducation est évidemment le socle même de notre combat, parce que c’est là qu’est « fabriquée » l’intelligence de la Nation, mais aussi que sont formés les citoyens de notre République. Financièrement, il faut mettre en place un système de péréquation entre les territoires pour que les villes les plus favorisées participent à l’éducation des enfants des villes moins favorisées.

 

Le monde du travail doit ensuite prendre le relai. L’accès aux emplois mérite une attention particulière et là, le CV anonyme ou universel est un moyen nécessaire : nous y souscrivons, il doit être généralisé. Ensuite, la formation professionnelle tout au long de la vie est un atout majeur pour tous de promouvoir les droits et valeurs de chacun.

 

En politique aussi, toute personne doit pouvoir trouver sa place et prendre des responsabilités. Les socialistes ont promu la féminisation de la vie politique, nous entendons bien poursuivre en assurant l’égalité d’accès de tous les citoyens représentatifs de notre société dans le parti et dans les collectivités publiques. Non pas en raison de leur nom à consonance étrangère ou de la couleur de leur peau, mais du fait de leur envie de s’investir et de leurs centres d’intérêt personnel.

 

La réhabilitation du service public, par la présence des services publics  sur tout le  territoire, garant de l’égalité des citoyens, constitue le moyen le plus adapté et le plus impérieux de la politique de lutter contre les discriminations.

 

Nous voulons l’égalité des chances de tous, pas seulement celle d’un quota visible !

 

Enfin, je constate avec une immense satisfaction que Nicolas Sarkozy a abandonné, au moins dans le discours, le concept de discrimination positive, de quota ethnique. Certains élus UMP de la droite-extrême avaient tenté de cacher leur racisme ordinaire sous cette  flatteuse dénomination. Ils sont aujourd’hui démasqués et ne devraient plus pouvoir se refaire une virginité sous ce fallacieux concept.

 

Quant aux socialistes, il est évident que nous avons une responsabilité particulière dans la lutte pour l’égalité des chances : Je ne serai satisfait que lorsque l’on ne nommera pas une personne à raison de ses origines ou de ses soutiens communautaires, mais de ce qu’elle est et de ce qu’elle veut. A Clamart et au PS nous menons cette politique, de lutte contre la discrimination et en faveur de l’égalité et non de promotion de quotas visibles comme alibis.

 

Je n’oublie pas que l’égalité des chances est un droit fondamental que la République que les socialistes doivent garantir.

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