" Cantonales : Perrin s'efface, Pemezec rebondit", article du Parisien
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"Minimaires" dans le Canard Enchaîné pour Philippe Pemezec
7 mars 2008

Une enquête judiciare vise Philippe Pemezec

Justice Le Parisien du vendredi 12 février rend compte de l’ouverture d’une information judiciaire contre Philippe Pemezec.

Voici cet article :

LE PROCUREUR de Nanterre, Philippe Courroye, vient de confier à la brigade de répression de la délinquance économique (BRDE) une enquête visant directement le maire UMP du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec. La saisine de la BRDE fait suite à deux plaintes déposées contre l’élu, ex-député de la 12 e circonscription.

En novembre dernier, le Conseil constitutionnel a invalidé son élection à l’Assemblée nationale, en s’appuyant sur plusieurs irrégularités ayant émaillé sa campagne.

Pointés par les Sages : l’installation de la permanence du candidat UMP sur le domaine public sans qu’il s’acquitte d’une redevance, et la publication, la veille du premier tour, d’un livre signé Philippe Pemezec, sur sa ville, tiré à 3 000 exemplaires dont mille remis gracieusement à l’auteur, et dont on ne retrouve pas trace dans les comptes de campagne. L’affaire de l’ouvrage, « dont M. Pemezec ne retrace aucune dépense à ce sujet… est de nature à entacher sa sincérité », observaient les Sages dans leur décision.

Deux plaintes déposées

L’autorité suprême avait été saisie par Philippe Kaltenbach, maire socialiste de Clamart. L’élection annulée en novembre et Philippe Pemezec étant inéligible à l’Assemblée pour une durée d’un an, une législative partielle a été organisée le mois dernier et c’est Jean-Pierre Schosteck, maire de Châtillon, qui l’a emporté, permettant à l’UMP de conserver ce siège de député.

Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Quelques semaines après l’invalidation, Benoît Marquaille, conseiller municipal d’opposition au Plessis et proche de Philippe Kaltenbach, déposait une plainte au parquet de Nanterre.

Sur une dizaine de pages, Benoît Marquaille détaille les irrégularités relevées par le Conseil constitutionnel, arguant qu’elles correspondent à des infractions du Code pénal, notamment celle de « prise illégale d’intérêts ». Parallèlement, une deuxième plainte « émanant d’un particulier » selon un proche du dossier, est parvenue au parquet de Nanterre. C’est sur le fondement de ces deux plaintes que la BRDE s’est vu confier une enquête.

Si les investigations policières confondent le maire du Plessis, candidat à sa succession à la mairie ainsi qu’aux élections cantonales du 9 mars, celui-ci pourrait avoir, cette fois-ci, à s’expliquer devant le tribunal correctionnel.

Valérie Mahaut

7 Comments

  1. Petit Gibus dit :

    Et la présomption d’innocence, qu’en faites-vous ? Quand vous étiez concerné par une affaire pas très nette, que vous avez gagnée de façon pas très nette non plus, vous paraissiez beaucoup plus chatoulleux sur ce point… Je ne vous apprend pas qu’il ne suffit pas de porter plainte pour avoir raison.
    N’avez-vous pas non plus l’impression de vous acharner sur un concurrent face auquel vous perdez à chaque fois, y compris dans le classement des villes les mieux gérées (3 étoiles pour le Plessis-Robinson, 1 pour Clamart)publié par Challenges, filiale du Nouvel Observateur.
    “Lorsque notre haine est trop vive, elle nous met au-dessous de ceux que nous haïssons”, disait la Rochefoucauld. Vous devriez y penser.

  2. Guifette dit :

    Petit Gibus,
    À qui vous adresez-vous ? Ce texte est un article publié dans un journal que tout un chacun peut acheter.
    Donc, votre critique s’adresse à la presse libre. En vrai, ce que vous demandez, c’est que les citoyens ne soient pas mis au courant de faits publics… surtout s’ils ont l’air d’être peu flatteurs pour votre parti.
    Votre conception de la présomption d’innocence est passionnante à étudier ! Pour vous, cette présomption est atteinte quand on rappelle des faits précis ; ici, une ouverture d’enquête, sans préjuger du résultat, non lieu ou mise en examen.
    Mais cette présomtion d’innocence ne vaut plus rien quand elle concerne un adversaire… Mieux, la chose jugée, vous continuez vos attaques : insinuations, défiance vis-à-vis des juges.
    Comme pour l’invalidation d’un député par le Conseil Constitutionnel, la chose jugée “ne vaut pas”… Quel joli jugement porté sur les juges, quels qu’ils soient ! Quel mépris pour eux et pour la Justice !
    Vous citez La Rochefoucauld : vous feriez mieux de le comprendre.
    Guifette

  3. Vanessa dit :

    Petit Gibus
    Je ne suis probablement pas de votre bord politique, et pourtant, je partage sur ce point votre opinion.
    “Poursuivons, calomnions, vilipendons, trainons dans la boue, il en restera toujours quelque chose”, telle est probablement la ligne d’inspiration des actions menées actuellement au pénal contre PP. Avec le succès que l’on a pu voir aux dernières législatives partielles…
    J’ai honte de le dire, mais je trouve cela lamentable à double titre.
    Sur le plan de « l’élégance »du procédé d’une part, et sur celui de l’efficacité d’autre part.
    Certains de mes amis n’ont toujours pas compris qu’en crachant en l’air, la seule chose que nous allions gagner, c’est un nouveau retour de crachat dans la figure…Fondée ou pas ( et à limite, peu importe…), cette action d’arrière garde de Benoit Marquaille est totalement contre-productive. Elle conforte en nous l’image de “petit roquet hargneux mauvais joueur” qui confirme dans les bras de PP la frange indécise de son électorat
    Mon Dieu, protégez nous de nos amis, nos ennemis, on s’en charge!
    Bien cordialement

  4. Alphonse dit :

    Chère Guifette
    Parmi les milliers d’articles que publit cette presse que vous semblez porter au pinacle, le blog de PK n’en reproduit que celui là..suspecte “sélectivité”, ne trouvez vous pas?

  5. Magistrat anonyme dit :

    Madame Guifette
    Vous m’autoriserez à émettre quelques doutes sur la sincérité de l’attachement que vous affichez de porter à nos vénérables institutions judiciaires.
    Et pour rebondir sur le propos de Monsieur Petit Gibus, sachez que les dites institutions n’appécient guère les tentatives d’instrumentalisation ou de manipulations à des fins partisanes…vous devriez y réfléchir

  6. Bach dit :

    Comme c’est curieux : dès que les histoires concernant pemezec ou le système des hauts de seine sortent, nous avons droit à une volée de bois vert : c’est le sauve qui peut !
    Restez calme, les petits, dans l’affaire des faux électeurs du Vème arrondissement de Paris, la Justice a réussi à lambiner 10 ans. Gardez confiance, vous aussi vous réussirez peut-être à faire traîner les choses et à sauver votre poulain tout ce temps.
    Salut,
    Manu

  7. Jef dit :

    Tiens, ce cher Manu Bach, ça faisait un bail…
    Décidément, quand vous tenez un bas de pantalon, vous ne le lâchez plus, à l’instar du sympathique animal auquel fait ci dessus allusion votre amie Vanessa.
    Quoiqu’en cette occurrence on peut présager qu’il ne vous restera entre les crocs que quelques brins de coton et un amer petit goût d’insatiété. J’espère pour vous que vous aurez autre chose à vous mettre sous la dent dans les 10 prochaines années…
    Merci en tous les cas de vous préoccuper de notre sérénité, mais en tout état de cause, nous ne sommes pas vraiment inquiets pour M PEMEZEC. Au contraire, pourrais je dire, et votre précitée amie Vanessa a parfaitement bien compris pourquoi.
    Elle m’autorisera donc à la parodier en concluant
    “mon Dieu, prêtez longue vie à nos adversaires, ils sont nos meilleurs alliés”
    Sans rancune, cher adversaire

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