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" Cantonales : Perrin s'efface, Pemezec rebondit", article du Parisien

Le_parisien Je vous propose la lecture d’un article d’Olivier Bureau intitulé  » Cantonales : Perrin s’efface, Pemezec rebondit« , paru dans Le Parisien du samedi 9 février 2008 :

Cantonales : Perrin s’efface, Pemezec rebondit

PETITS arrangements entre amis dans le sud du département… Jacques Perrin, premier adjoint UMP au Plessis-Robinson, a annoncé, hier, qu’il abandonnait son siège dans le canton du Plessis-Clamart-Sud au conseil général. Un problème de santé ? Des raisons dites personnelles ? Un cumul de mandats ? La réponse est bien plus simple : Jacques Perrin respecte simplement l’accord le liant depuis cinq ans à Philippe Pemezec, maire UMP du Plessis-Robinson.

Si Philippe Pemezec devait perdre son siège de député, Jacques Perrin s’était engagé à démissionner du conseil général, où il le remplaçait depuis 2003, année durant laquelle Philippe Pemezec avait dû quitter le conseil général pour cause de cumul des mandats.

« La parole donnée »

Le cas s’est présenté plus tôt que prévu. Réélu en juin 2007 à l’Assemblée nationale, Philippe Pemezec a vu son élection invalidée par le Conseil constitutionnel. On connaît la suite : déclaré inéligible à la députation pendant un an, le même Pemezec a dû laisser la place à son suppléant d’hier, Jean-Pierre Schosteck, qui a été élu député de la douzième circonscription (le Plessis-Clamart Châtillon – Fontenay) lors d’une partielle dimanche dernier. Il ne restait plus à Philippe Pemezec qu’à retrouver son siège au conseil général en rappelant sa promesse à Jacques Perrin. Dans une longue lettre adressée aux habitants du canton, Jacques Perrin détaille les raisons de son départ : « Ce n’est pas une décision facile à prendre pour moi, car les liens tissés avec vous et ce canton sont très forts, mais j’ai un profond respect de la parole donnée. »

« Prendre Kaltenbach en tenaille »

Cet épisode illustre un peu plus la toute-puissance dont semble jouir Philippe Pemezec dans le secteur. « Il me l’a demandé parce que, sans cela, il n’avait plus d’assise départementale », plaide Jacques Perrin. De quoi faire bondir Philippe Kaltenbach, maire PS de Clamart et irréductible adversaire de Philippe Pemezec. « C’est scandaleux, s’étrangle l’élu socialiste. Ils dénaturent la démocratie en se passant les sièges de cette manière. Perrin doit aller jusqu’au bout de son mandat. Légalement, ils sont en règle, mais moralement, il n’y a aucun respect pour les électeurs. »

Toujours est-il que les électeurs du canton Plessis-Clamart-Sud, qui comprend la commune du Plessis-Robinson et la partie sud de Clamart, déjà sollicités les deux derniers dimanches pour la législative partielle, devront voter deux fois les 9 et 16 mars.

La préfecture des Hauts-de-Seine a en effet programmé cette élection cantonale, non prévue, aux dates des élections municipales et cantonales prévues dans un mois.

Philippe Pemezec affrontera donc à deux reprises le socialiste Benoît Marquaille : à l’occasion de cette cantonale mais aussi pour les municipales au Plessis-Robinson. « Cela me permet de rebondir », reconnaît le maire du Plessis.

A ses yeux, l’intérêt est aussi stratégique. « Nous allons prendre l’ensemble de Clamart aux cantonales », lance-t-il. Le canton de Clamart – le nord de la commune – renouvelable, est tenu par la gauche. L’UMP y dépêche Jean-Didier Berger, directeur de cabinet de Philippe Pemezec et aussi candidat aux municipales face au socialiste Philippe Kaltenbach. Philippe Pemezec a le ton du boxeur impatient d’en découdre : « On va prendre Kaltenbach en tenaille. Ce sera un vrai combat à la loyale ! »

Olivier Bureau

Source : Le Parisien

6 Comments

  1. Contribuable encore en colère dit :

    Il y a quelques années élection de Perrin aux cantonales: Election annulée pour fraude de Perrin.
    D’où une nouvelle cantonale (Perrin réélu).
    L’année dernière élections législatives : Pemezec annulé pour fraude et inéligible.
    D’où nouvelle législative partielle il y a quelques jours (Schosteck élu).
    Aujourd’hui on apprend que Perrin démissionne du Conseil Général pour laisser sa place à Pemezec, afin qu’il touche des indemnités « Il faut bien que je vive » dit-il.
    D’où nouvelle cantonale les 9 et 16 mars.
    Quelqu’un peut il me dire combien ces fraudes et manipulations coûtent aux contribuables ?
    Combien vaut une législative partielle ?
    Combien valent deux cantonales ?
    Il faudrait chiffrer tout cela pour savoir combien nous coûtent Pemezec et Perrin !!
    Je serais bien content de le savoir.
    Pemezec veut peut être des indemnités pour vivre, mais en attendant c’est encore le contribuable qui trinque.
    Encore merci M. Pemezec.

  2. Guifette dit :

    Voilà bien le peu de respect que certains politiciens portent à leurs électeurs. Ce sont de grands prédateurs qui considèrent que les terres où ils sont élus leur appartiennent, que tout leur est dû, qu’ils peuvent même se servir en utilisant les biens publiques à leur profit…
    Ils discréditent la politique et dégoûtent certains électeurs qui se détournent des urnes ou se réfugient dans des positions extrêmes.
    C’est lamentable, mettons-les en échec !
    Guifette.

  3. martin C. dit :

    c’est tout un système qui est en marche : nous sommes dans les Hauts de Seine, l’électeur est un client, aussi bien à Levallois qu’à Neuilly ou au Plessis. Je n’a liqu’une envie, c’est de crier : Robinsonnonnais, réveille toi, ta dignité est en cause !
    A partir d’un certain degré de connaissance, on devient complice. !alors, .aujourd’hui, il faut profiter de ce tour de passe passe indigne pour sanctionner ces méthodes. Aux urnes !

  4. François S. dit :

    Si j’ai bien compris le rôle d’un suppléant, ce serai de suppléer le cas échéant, afin d’éviter des élections à répétitions aux citoyens représentés.
    Le petit jeu de chaise (au singulier) musicale auquel se prêtent ces deux individus est un dévoiement de la démocratie. Je leur souhaite d’être sévèrement punis pour cela, par les citoyens tout d’abord et par leurs pairs si cela est encore possible (Après tout le conseil constitutionnel l’a déjà fait une fois).
    Ces deux là sont la honte de notre département.
    Ce numéro de clowns prêterait à rire si ça n’avait pas un cout pour les finances publiques et si ça n’engendrait pas un dégout des électeurs pour la démocratie

  5. Bernard dit :

    Je ne comprends quand Pemezec dit qu’il met à la porte Perin, pour « prendre Clamart en tenailles », c’est à dire entre son jeune directeur de cabinet dans le bas Clamart et lui dans le haut Clamart : faut-il en déduire que Périn ne faisait pas une « tenaille » alors même qu’il est UMP ?
    Je crois plutôt que Pemezec n’a pas renoncé à devenir (vous noterez que je n’ai pas écrit élire)maire de Clamart comme il l’ambitionne depuis 2003, l’avait proclamé dans le Parisien à l’époque et l’avait prévu en juin, 2007. Mais avec le peu d’avance qu’il avait récoltée en juin 2007, il avait du renoncer à se présenter à Clamart.
    Probablement que sa machine est de nouveau en marche pour 2014.

  6. Ponpon 92 dit :

    L’avantage de ce genre de comportements c’est qu’à un moment le corps electoral est exaspéré et les risques de dissidences se multiplient.
    Je crois déjà que Sschosteck a envoyé bouler sir Pemezec lorsque ce dernier lui a demandé de démissionner une fois son inégibilité passée. C’est d’ailleurs ce refus qui déclenche l’élection au canton.
    Bref, de la politique comme on l’aime (ironie bien sur).Aucun respect pour les institutions, aucun respect pour la justice, aucun respect pour le suffrage universel et les électeurs.
    Des propos gurerriers à l’encontre d’un élu, pris en tenaille, on croit réver.
    Mais ne vous en faites pas les clamartois vont vous renvoyer votre trouffion et ce sans aucun ménagement.

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