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"Pemezec ne veut plus être au pain sec": Article de Bakchich.info

Bakchich_logo Je vous propose la lecture de l’article « Pemezec ne veut plus être au pain sec« , publié sur le site de Bakchich.info :

Vendredi 8 février 2008 par Hélène Constanty

Déclaré inéligible à l’Assemblée Nationale par le Conseil constitutionnel, le maire du Plessis-Robinson provoque une cantonale partielle pour retrouver son siège de conseiller général des Hauts-de-Seine. La quatrième élection en 5 ans !

Une élection peut en cacher une autre… Philippe Pemezec, maire du Plessis-Robinson, n’a pas digéré, mais alors pas du tout, d’avoir vu son élection à la députation invalidée par le Conseil constitutionnel, en novembre 2007.

Les plaisirs du « bunker de Nanterre »

Il a donc trouvé la martingale : il a exigé que son premier adjoint, Jacques Perrin, démissionne de son mandat de conseiller général. Le tour est joué ! Une cantonale partielle aura donc lieu, en même temps que les municipales, dans le canton du Plessis-Robinson et du Haut-Clamart… Election à laquelle Philippe Pemezec sera, évidemment, candidat.

Fidèle et obéissant, le brave Perrin, 63 ans, a l’habitude de jouer les doublures. Son premier mandat de conseiller général, il l’a obtenu en mars 2003, uniquement parce que Pemezec avait été élu député et devait renoncer à l’un de ses mandats. Jacques Perrin a ensuite été réélu aux cantonales de 2004… Mais ce scrutin a été invalidée par le tribunal administratif, suite à un recours intenté par le candidat socialiste Benoît Marquaille. « La campagne de 2004 avait été odieuse, se souvient celui-ci. Mes affiches étaient bombées la nuit par des slogans du style « les racailles votent Marquaille » ! Une nouvelle élection a donc été organisée en 2005, à nouveau remportée par Perrin.

Philippe Pemezec espère retrouver ainsi son siège dans le « bunker de Nanterre », ainsi que l’on surnomme le siège de l’Assemblée départementale du 9-2… Et les plaisirs sonnants et trébuchants de la fonction : 2 600 euros bruts mensuels.

« Il faut bien que je vive »

Car monsieur le maire a de gros besoins. « Il faut bien que je vive » a-t-il déclaré en décembre dernier : pour compenser la perte de son indemnité de député (6 953 euros bruts mensuels), il a fait voter par son conseil municipal une méga-augmentation de sa rémunération, qui a bondi de 1 027 euros à 3 852 euros mensuels. Le plus fort ? Ce sont les conseillers de sa majorité qui ont dû accepter une baisse de leurs indemnités pour permettre au maire d’arrondir ses fins de mois. Jacques Perrin est décidément très accommodant…

En comptant ses indemnités de président de la communauté d’agglomération et celle de président de la société d’économie mixte municipale, la SEMPRO, le maire du Plessis devrait donc toucher au total, s’il est élu au Conseil général, environ 10 000 euros par mois.

Quant aux électeurs de cette charmante banlieue sud du 9-2, ils commencent à en avoir assez des tours de passe-passe de leurs élus : quatre élections cantonales en cinq ans, ça commence à faire beaucoup !

Pour lire le nouveau blog d’Hélène Constanty, coauteure de « 9-2, Le Clan du Président » (Fayard), cliquez ci-dessous :

9-2 : Voyage au Sarkostan

Source de l’article : http://www.bakchich.info/article2603.html

2 Comments

  1. Alain dit :

    M. Martinon, candidat de l’UMP à Neuilly, est débarqué pour cause de sondage non satisfaisant.
    A Clamart on ne peut pas faire la même chose, il n’y a personne pour remplacer M. Berger.
    Il y aurait bien M. Pemezec, mais il est indisponible pour quelques temps… C’est ballot.

  2. Contribuable en colère dit :

    Il y a quelques années élection de Perrin aux cantonales: Election annulée pour fraude de Perrin.
    D’où une nouvelle cantonale (Perrin réélu).
    L’année dernière élections législatives : Pemezec annulé pour fraude et inéligible.
    D’où nouvelle législative partielle il y a quelques jours (Schosteck élu).
    Aujourd’hui on apprend que Perrin démissionne du Conseil Général pour laisser sa place à Pemezec, afin qu’il touche des indemnités « Il faut bien que je vive » dit-il.
    D’où nouvelle cantonale les 9 et 16 mars.
    Quelqu’un peut il me dire combien ces fraudes et manipulations coûtent aux contribuables ?
    Combien vaut une législative partielle ?
    Combien valent deux cantonales ?
    Il faudrait chiffrer tout cela pour savoir combien nous coûtent Pemezec et Perrin !!
    Je serais bien content de le savoir.
    Pemezec veut peut être des indemnités pour vivre, mais en attendant c’est encore le contribuable qui trinque.
    Encore merci M. Pemezec.

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