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Plan d'aménagement du Plessis : Pemezec reconnait son erreur

Ligne_haute_tensionLors du dernier conseil municipal du vendredi 29 juin 2007, j’avais informé le conseil (lors de l’examen des décisions du Maire) que la Ville de Clamart intentait un recours contre la délibération du Conseil municipal du Plessis Robinson du 8 février 2007 instituant un Programme d’Aménagement d’Ensemble (PAE) dans le secteur du Parc d’activités Plessis-Clamart.

Le PAE du Plessis comprend notamment un échangeur pour l’A86, l’enfouissement des lignes à très haute tension et la requalification de la voirie et d’espaces communs.

La ville du Plessis s’appuie sur un plan de financement décidé unilatéralement sans accord ni même consultation préalable de la ville de Clamart.

Hors, les documents transmis à la sous-Préfecture font apparaître un financement de la Ville de Clamart à hauteur de à 6 725 000 euros (2 125 000 € pour l’échangeur de l’A 86, 2 450 000 € pour l’enfouissement des lignes à très haute tension, 2 150 000 € pour la requalification de la voirie et des espaces communs).

De plus certains projets restent flous sur le sujet du financement, comme par exemple les 14 000 000 de subventions annoncés pour l’enfouissement des lignes à très haute tension.

Ce programme est de plus très imprécis et pourrait engager de nouvelles dépenses non encore prévues.

La Ville de Clamart ne pouvait accepter que des sommes de cette importance soient inscrites dans une délibération de la ville du Plessis-Robinson sans son accord sur les projets en cause.

La Ville du Plessis n’a aucun droit d’engager des sommes sur le budget de la ville de Clamart.

Il ne me serait pas venu à l’idée de proposer une délibération au Conseil municipal de Clamart concernant des projets communs avec Meudon ou Le Plessis sans avoir travaillé ces projets avec les villes concernées.

J’ai donc dénoncé vivement de telles méthodes antidémocratiques et illégales. C’est pourquoi j’ai intenté un recours contre cette délibération de la Ville du Plessis-Robinson.

Dans Le Parisien d’aujourd’hui, M. Pemezec reconnait son erreur: “C’est une bêtise et j’assume, avoue Philippe Pemezec. Je reconnais l’erreur et Philippe Kaltenbach a eu raison de réagir. On va retravailler sur le dossier et prendre une délibération plus conforme” dit-il.

Il faudrait tout de même que le maire du Plessis fasse attention aux délibérations qu’il fait passer devant son Conseil Municipal.

Je reste bien entendu vigilant quant à la suite de ce dossier et je prends acte des nouvelles intentions du maire du Plessis.

Vous pouvez lire ci-après l’article complet du Parisien :

Voici la reproduction de l’article du Parisien de ce matin.

Polémique sur l’enfouissement des lignes à haute tension
Le Parisien du lundi 2 juillet 2007
par Marisa Faion

“C’est un nouvel épisode dans les relations tendues entre Clamart et Le Plessis-Robinson. Une décision du député-maire UMP du Plessis, Philippe Pemezec, est restée en travers de la gorge de son voisin, Philippe Kaltenbach, maire PS de Clamart. Dans une délibération concernant l’aménagement de la zone d’activités à cheval sur les deux communes, Philippe Pemezec détaille l’ensemble des projets susceptibles d’apporter une nouvelle dynamique à cet espace économique.

Oui mais voilà, l’initiative est loin de plaire à Philippe Kaltenbach. Et pour cause, non seulement certains projets qui concernent sa commune sont décidés sans concertation mais en plus, on lui impute les dépenses qui vont avec, soit 6 725 000 € selon ses calculs !

La pilule est tellement dure à avaler que Philippe Kaltenbach a décidé de s’en remettre à la justice pour demander l’annulation de la délibération.

« C’est une bêtise et j’assume »

« Le maire du Plessis-Robinson liste toutes les opérations qui doivent avoir lieu sur la zone d’activités y compris celles qui doivent voir le jour sur Clamart ! s’insurge Philippe Kaltenbach. Quand mes services de l’urbanisme l’ont appris, ils sont tombés de l’armoire… »

Dans son programme, le maire du Plessis-Robinson prévoit notamment un échangeur avec la A 86 permettant de desservir la zone, que l’on vienne de Versailles ou de Créteil. Il prévoit par ailleurs d’enfouir la ligne à très haute tension (225 000 volts) qui surplombe le parc d’activité et qui freine son développement. Mais aussi la requalification de voiries et d’espaces communs et un parking public. De gros aménagements, coûteux financièrement, mais dont le plan de financement reste flou.

« Chacun doit financer et faire ses entrées de zones car il n’y a pas d’entité juridique commune aux deux villes. On ne veut pas être engagé sur un plan de financement bidon », lâche Philippe Kaltenbach qui pense que l’échangeur doit être financé par l’Etat et non par les communes. Quant à la ligne de haute tension qui passe également à Clamart au-dessus d’un collège (lire par ailleurs) et près d’un hôpital, l’élu socialiste estime que son enfouissement est nécessaire et précise qu’il négocie avec la filiale d’EDF en charge du dossier.

Interrogé sur cette délibération tant décriée, Philippe Pemezec bat sa coulpe et reconnaît que la procédure employée s’avère fragile. Le premier magistrat de la ville prend sur lui un dossier mal ficelé par son administration. « C’est une bêtise et j’assume, avoue Philippe Pemezec. Je reconnais l’erreur et Philippe Kaltenbach a eu raison de réagir. On va retravailler sur le dossier et prendre une délibération plus conforme. »

3 Comments

  1. Pierre dit :

    Merci de votre vigilance.
    C’est assez incroyable comme histoire : Pemezec déciderait maintenant des travaux et des projets de Clamart ? Et le conseil municipal de Clamart, il sert à quoi ?
    Que Pemezec reste à betonner sa ville et qu’il oublie Clamart!
    On vous soutient.

  2. BACH dit :

    Ca fait longtemps que Pemezec veut que la ville de Clamart paye des choses qu’elle ne doit : souvenez vous de la passerelle du Petit Clamart qui conduit au centre commercial : après le décès de cette petite fille, il avait accusé le maire de Clamart de ne pas avoir construit la passerelle (lui qui ne s’était jamais occupé de ce danger majeur !) alors que c’est l’Etat qui doit le faire au dessus de l’autoroute. Et Philippe Kaltenbach a obtenu gain de cause : l’Etat et le centre commercial financent cette passerelle. Ce n’est pas à Clamart de payer ces 2 Millions d’euros.
    Hier, il criait au radin contre Kaltenbach parce qu’il ne veut pas financer l’entretien de cette passerelle : mais c’est encore à l’Etat d’entretenir sa passerelle ! et Philippe Kaltenbach réussira encore une fois à faire assumer par l’Etat ses responsabilités.
    Aujourd’hui, nous voyons Pemezec décider pour Clamart plus de 12 Millions de travaux : dont encore une fois des projets qu’il appartient à l’Etat de réaliser : comme l’échangeur autoroutier.
    Mais c’est quoi cette gestion qui consiste à dilapider l’argent du contribuable clamartois et à décider pour lui ?
    C’est de très mauvaise gestion publique et parfaitement antidémocratique !

  3. Nath dit :

    Moi, il m’est venue une idée saugrenue, de la vraie politique fiction : Qu’aurait fait le chef de cabinet de Pemezec dans une situation pareille à Clamart ?
    Aurait-il contesté la décision de son patron Pemezec ?
    Aurait-il saisi la justice de la décision de Pemezec ?
    Aurait-il fait exécuter la décision du maire du Plessis robinson, dont il est chef de cabinet ?
    Evidemment, le doute n’est pas permis, il aurait suivi son patron. Merci les contribuables clamartois…
    On ne s’étonne plus que Pemezec ait envoyé son commis à Clamart, c’est our mieux imposer les décisions du Plessis-Robinson.
    Il en a encore beaucoup des surprises de Pemezec comme ça ?
    Nath, interloquée

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