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Les dangers de la densification démesurée du Plessis-Robinson

PhotoecoleplessisLe journal Le Parisien du 9 mai publie un article très intéressant sur la densification du Plessis-Robinson. Cette commune connaît en effet une multiplication des programmes immobiliers qui risquent de poser de nombreux problèmes dans un futur très proche. Comme le titre Le Parisien, 3 900 logements ont été construits en 15 ans. Le nombre d’habitants du Plessis-Robinson devrait ainsi franchir d’ici 2015 la barre symbolique de 30 000 habitants, soit une hausse de près de 25 % en 25 ans !

Comme l’explique Benoit Marquaille, conseiller municipal du Plessis-Robinson, dans les colonnes du Parisien, les écoles débordent déjà. Depuis 10 ans, près de 2 000 logements ont été construits sans qu’aucun nouveau groupe scolaire ne voie le jour. De nombreuses classes accueillent aujourd’hui 30 élèves et plus. Qu’en sera-t-il lorsque les nouveaux programmes immobiliers seront achevés ?

De plus, le maire s’est lancé dans un vaste programme de réduction des logements sociaux qui sont passés de 70 % en 1989 à moins de 50 % aujourd’hui. Et à l’horizon 2010, ce taux devrait avoisiner les 30 %. Alors que notre pays traverse une grave crise du logement et qu’il faudrait au contraire créer davantage de logements sociaux pour répondre aux besoins des familles, cette politique qui consiste à réduire le nombre de logements sociaux est difficilement compréhensible.

Autre problème important souligné par Benoit Marquaille, la circulation. Le maire prévoit un plan d’aménagement d’ensemble de la zone industrielle entre Le Plessis-Robinson et Clamart avec la construction de 200 000 m2 de bureaux. Ce projet est très inquiétant car ce sont 9 000 véhicules supplémentaires qui asphyxieront aux heures de pointe un secteur déjà totalement engorgé.

Cette inquiétude est partagée par les habitants que je rencontre régulièrement avec Benoit Marquaille. Ils craignent cette urbanisation démesurée et ses effets néfastes. Des immeubles de standing poussent comme des petits pains, les uns contre les autres, en bordure de route, parfois même juste en face de leur logement. Et dans le même temps, le manque d’équipements publics devient criant et il devient de plus en plus difficile de circuler. Mais cela ne semble malheureusement pas remettre en cause la frénésie immobilière du maire. Même si celle-ci se fait au détriment de la qualité de vie de ses administrés.

3 Comments

  1. MP-B dit :

    J’ai lu cet article. Pemezec se vante de ses réalisations, mais ca se voit qu’il n’a pas un batiment qui se construit juste en face de chez lui.
    Il y a des constructions partout et surtout la circulation est infernale.
    Je n’en peux plus au point que j’envisage de déménager. Au bout d’un moment, trop c’est trop et ca devient invivable.
    MP

  2. Pierre dit :

    Il faut faire attention aux pourcentages Mr le Maire.
    En effet, le pourcentage de logements sociaux est effectivement baisse, mais leur NOMBRE est en augmentation. Il y a PLUS de logements sociaux aujourd’hui au Plessis Robinson qu’en 89.
    Cela répond donc tout à fait je pense à votre souci légitime : « … il faudrait au contraire créer davantage de logements sociaux pour répondre aux besoins des familles ».

  3. Didier dit :

    Révisez vos chiffres Pierre. Depuis 1990, le nombre de logements sociaux au Plessis a diminué d’environ 500. A l’opposé, près de 4 000 nouveaux logements privés ont été construits.

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