11èmes assises de l’AMIF : quel avenir pour la métropole francilienne
5 avril 2007
Les 7 piliers du Pacte présidentiel de Ségolène Royal : pilier n° 5, décider l’excellence environnementale
19 avril 2007

Les propositions de Ségolène Royal : zoom sur l’excellence environnementale

Photo_sgo_hulotLa plupart des candidats a signé le pacte écologique de Nicolas Hulot. Mais entre leur engagement et leurs actes, il existe pour certains d’entre eux une sacrée différence. J’ai ainsi eu l’occsasion de découvrir sur internet une vidéo où Claude Goasguen, porte-parole de M. Sarkozy, avoue que le candidat UMP ne respectera pas l’engagement écologique qu’il a pourtant signé.

Par ailleurs, l’Alliance pour la planète, qui regroupe plus de 70 associations de défense de l’environnement a soumis à tous les candidats à l’élection présidentielle 24 propositions qu’elle estime indispensables à mettre en œuvre dans les cinq prochaines années. Ces mesures s’inscrivent dans un double temps politique : les mesures à prendre dans les 100 premiers jours du futur gouvernement et les objectifs à fixer pour les cinq ans à venir.

Si Dominique Voynet arrive en première place du classement avec une note de 17,5/20, elle est talonnée par Ségolène Royal et José Bové (16). Suivent derrière Olivier Besancenot (13,5), François Bayrou (13) et Marie-George Buffet (9,5). Nicolas Sarkozy n’obtient qu’un score très médiocre de 8,5/20. Derrière, mais ce n’est pas une surprise, Philippe de Villiers (7), Arlette Laguiller, Jean-Marie Le Pen, Frédéric Nihous (6), ferment la marche. Quant à Gérard Schivardi, l’Alliance a jugé son programme non évaluable.

Ségolène Royal a fait de l’excellence environnementale une de ses priorités.

La candidate socialiste mesure parfaitement la menace de réchauffement planétaire qui pèse sur l’équilibre du monde et les générations futures. Mais elle souhaite que l’investissement massif dans l’écologie conduise à développer de nouveaux métiers et créer de nouveaux emplois. Le défi environnemental doit donc être vu comme une chance.

Elle propose ainsi, dans son pacte présidentiel, plusieurs mesures fortes pour préserver notre environnement et aller vers l’excellence environnementale :

– Préparer l’après pétrole :
> Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70 000 emplois et de réduire la part du nucléaire.
> Créer un pôle public de l’énergie entre EDF et GDF.

– Lutter contre le changement climatique :

> Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois.
> Développer les transports collectifs grâce à un prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières.
> Appliquer le principe pollueur-payeur en organisant la responsabilité des entreprises responsables d’atteintes à l’environnement.
> Instaurer la vérité des coûts du transport de marchandises par la route en négociant une éco-redevance pour décourager le transport par camion et transférer le fret vers le rail, comme dans d’autres pays européens.

– Développer la valeur ajoutée environnementale :

> Conditionner les nouveaux permis de construire à l’adoption d’objectifs HQE (Haute qualité environnementale) dans la totalité du parc immobilier public.
> Encourager les éco-industries par une TVA tendant vers zéro.

– Mobiliser toute la société au service de l’excellence environnementale :
> Créer un poste de vice-Premier ministre chargé du développement durable. La compétence du vice-Premier ministre sera élargie à la responsabilité de l’aménagement du territoire.
> Transformer le Conseil économique et social en Conseil économique, social et environnemental (CESE).

– Promouvoir la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement (OME).

– Promouvoir une agriculture qui assure une alimentation de qualité, respectueuse de l’environnement :
> Favoriser la valeur ajoutée de nos produits agricoles afin d’améliorer les revenus et de favoriser l’installation des jeunes,
> Promouvoir la réorientation de la PAC vers les aides agro-environnementales, et assurer la transparence et une meilleure répartition des aides,
> Transférer aux Régions la gestion des aides directes à l’agriculture,
> Encourager les contributions des agriculteurs à la fourniture d’énergie (biomasse, agrocarburants, biogaz, fermes éoliennes).

– Arrêter les essais des OGM en plein champ, dans l’attente des résultats d’un grand débat public qui définira la politique à mettre en oeuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique.

– Prévenir l’impact des pollutions sur la santé :
> Encourager, par des incitations fiscales, les industries qui s’engageront à éliminer les composés toxiques au-delà des contraintes imposées par le règlement européen REACH.
> Mettre en oeuvre un programme national de réduction de l’utilisation des pesticides.
> Atteindre l’objectif de zéro déchet industriel d’ici 2012.

– Promouvoir l’idée d’une « PAC mondiale » pour organiser les marchés de manière plus équilibrée et donner une vraie chance à l’agriculture des pays en développement.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *