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Violences faites aux femmes : l’étude qui fait mal

Photo_femmes_battuesAlors que samedi 25 novembre sera la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, une étude rendue publique par Mme Vautrin, ministre déléguée à la cohésion sociale et à la parité, révèle qu’en France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon.

Les résultats de cette étude sont terrifiants. Pourtant, de nombreuses initiatives ont été lancées pour lutter contre les violences conjugales.

Le viol conjugal est reconnu dans le code pénal depuis l’an dernier. Depuis novembre 2005, les victimes peuvent être accueillies par des familles d’accueil. Et la loi du 4 avril 2006 renforce la prévention et la répression des violences au sein du couple, avec l’éviction du conjoint violent du domicile ou les circonstances aggravantes étendues aux ex-conjoints. Malheureusement, ces mesures n’ont pas encore eu le temps de faire leurs preuves.
La justice cherche également à lutter contre ce fléau en plaçant les hommes violents en garde à vue et en les obligeant à participer à des groupes de parole, afin de leur faire prendre conscience de leurs actes.

Mais l’articulation de ces mesures ne me semble pas suffisante. Je suis en effet favorable à l’instauration d’une loi-cadre contre les violences conjugales qui inclurait notamment une obligation de soins pour les hommes violents et un véritable soutien psychologique pour les femmes battues et leurs enfants qui subissent indirectement ces violences. Je pense qu’il est également indispensable de développer des actions de sensibilisation sur cette réalité insupportable.

A Clamart, nous n’avons pas attendu le résultat de cette étude pour prendre conscience de ce fléau. Nous menons depuis 2001 une politique sociale active pour la défense du droit des femmes. Nous avons ainsi mis en place des logements d’hébergement d’urgence pour l’accueil des femmes battues, créé des aides spécifiques pour les femmes qui vivent dans la précarité et nous organisons de nombreuses manifestations (spectacles, expositions débats…) dédiées aux femmes, dont la Journée de la femme le 8 mars.
Nous avons d’ailleurs reçu en 2004 le deuxième prix national de l’innovation sociale pour notre action en faveur de la prévention de l’exclusion sociale des femmes victimes de violence.

Nous devons continuer notre combat pour le droit des femmes, et cette étude montre brutalement qu’il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine.

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