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Justice : quand Sarkozy dérape… pour masquer l’échec de sa politique

Sarkozychangedeciblexm9Après s’être attaqué il y a un an aux jeunes des banlieues, Nicolas Sarkozy s’en prend cette fois-ci à la Justice de banlieue pour justifier l’échec de sa politique en matière de sécurité. Devant l’explosion de la délinquance des mineurs depuis 4 ans, le Ministre de l’Intérieur cherche à reporter sa propre responsabilité sur les magistrats, accusant notamment les juges du tribunal de Bobigny de « démission » et remettant clairement en cause l’indépendance de la Justice.

Ces tentatives de détournement orchestrées par l’UMP ont pour but de masquer le véritable bilan de la politique de Nicolas Sarkozy. Le niveau de violence et d’insécurité est aujourd’hui dramatique. Le Ministre de l’Intérieur ne fait, en effet, que déplacer les problèmes. Sangatte, Cachan ou les banlieues en sont des exemples parmi tant d’autres… Plutôt que d’assumer son propre échec, Nicolas Sarkozy cherche alors des boucs émissaires pour détourner l’attention de nos concitoyens sur le principe du « ce n’est pas de ma faute… « 

Pour cela, tous les moyens sont bons. Il avait déjà mis le feu en poudre en novembre dernier en utilisant les termes de « racaille » et de « nettoyer au karcher » à l’adresse des jeunes. Mercredi dernier, le Ministre d’Etat a de nouveau dérapé en utilisant la méthode de la provocation à l’encontre des magistrats.

A force de vouloir draguer les électeurs du Front national, le futur candidat UMP à l’élection présidentielle est tombé dans le populisme, cherchant à opposer les Français les uns aux autres. C’est grave et dangereux, surtout de la part d’un Ministre d’Etat, Président d’un parti dit « Républicain ».

Enfin, lorsqu’il déclare dans le Journal du Dimanche que « Aller contre moi, c’est aller contre l’opinion publique« , on est en droit de se demander si le Ministre de l’Intérieur ne souffre pas d’un excès de mégalomanie ou simplement s’il ne juge la politique qu’en termes de sondages d’opinion.

Il est vrai qu’il fut à bonne école en 1995 aux côtés d’Edouard Balladur, longtemps annoncé Président de la République… par les sondages !

3 Comments

  1. BACH dit :

    Vous avez tout à fait raison, Sarkozy est complètement irrespondable!
    Je n’arrive pas à croire que les Français envisagent d’élir un homme qui ne présente pas au peuple ses convictions, mais seulement des lieux communs.
    Au lieu d’élever le débat, d’expliquer les réalités et les difficultés pour parvenir à des solutions, il joue sur les sentiments et les peurs.
    Surtout, je ferai tout pour qu’il ne soit pas élu.
    D’autant que l’on connait ses comparses, au Plessis-Robinson Pemezec sévit et l’on se souvient de son slogan en 2002 : famille, travail, patrie. Ca rappelle des souvenirs très cuisants, non…

  2. Nathalie dit :

    La démocratie a tout à perdre avec des personnages comme Sarkozy.
    Surtout, j’exhorte les socialistes en particulier et tous les électeurs de gauche à ne pas reproduire les erreurs du 21 avril 2002. Car je vous le dis, en cas de deuxième tour entre Sarkozy et Le Pen, nous sommes nombreux à ne pas vouloir voter. Sarkozy est trop dangereux. S’il était élu, la différence entre ses méthodes et le FN est aussi mince qu’un papier de cigarette.
    Alors, que la gauche soit combattive et qu’elle se donne les moyens de gagner.

  3. Alain dit :

    Au fil des mois, Nicolas Sarkozy, désormais officiellement candidat à l’Elysée, est devenu de moins en moins ministre de l’intérieur, au point de laisser son cabinet gérer seul le tout-venant de la place Beauvau, souligne à juste titre Libération (01.12). «De moins en moins président de l’UMP, une tâche qui ne l’a jamais passionné et qu’il délègue volontiers à ses fidèles. »
    Ministre de l’Intérieur, président de l’UMP, candidat à l’élection présidentielle : Nicolas Sarkozy joue sans complexe sur ses multiples casquettes
    La place Beauvau est parait-il devenue son quartier général de campagne. Il paraît aussi qu’ordre est désormais donné de ne déranger le candidat que lorsqu’il y a urgence sur le front de l’insécurité. Nicolas Sarkozy se contente de superviser, lors des réunions du lundi matin avec ses plus proches collaborateurs ou lors de petits points informels à quatre ou cinq, pour trancher ou régler un problème spécifique.
    Se servir des moyens de l’appareil d’Etat pour assouvir ses ambitions personnelles c’est du détournement de fonds publics et de biens sociaux . Je trouve ça abjecte. Sarkosy dehors !
    http://pourlafranceetgroslay.over-blog.com

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