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Hausse du prix de l’essence : la fausse nouvelle promesse du gouvernement

Photo_pompe_essenceDepuis le début de l’année, le coût du carburant a augmenté de plus de 10 %. Dans certaines stations, j’ai même constaté que le prix du litre de super sans plomb atteignait la barre symbolique des 1,50 €, soit 10 de nos anciens francs. L’envolée du prix du baril du pétrole peut expliquer une telle hausse. Pour autant, le gouvernement dispose de certains leviers pouvant permettre de limiter cette hausse qui pèse d’un poids considérable sur le pouvoir d’achat des français. Or, jusque là, rien n’a été fait.

Il a fallu attendre que le sentiment d’exaspération des français se fasse de plus en plus entendre, une importante campagne médiatique et l’échéance de la présidentielle qui se rapproche pour qu’enfin, l’UMP et le gouvernement réagissent. Malheureusement, plus qu’un acte fort en direction de tous les français, c’est une mesure renforçant les inégalités qui ressort du placard.

J’ai entendu sur RMC Info mardi dernier, information relayée depuis par tous les médias, M. Mariton, député UMP de la Drôme et proche du Premier Ministre, promettre pour la fin de l’année la mise en place d’un ticket-transport. Basé sur le principe du ticket restaurant, ce ticket-transport, d’une valeur de 30 €, pourra être utilisé pour payer directement l’essence à la pompe.

Bonne idée, à priori. Sauf que… Seuls les employés d’une entreprise de plus de 9 salariés pourront en bénéficier, à l’unique condition que l’employeur accepte de s’engager dans ce dispositif.
Quid alors des salariés d’une entreprise de moins de 9 salariés, de ceux dont l’employeur refusera d’assumer cette nouvelle charge (ce dont il en a tout à fait le droit), des professions libérales, des personnes sans emploi, des étudiants, des retraités… ?

De plus, cette mesure n’est pas une nouveauté. Elle a été présentée il y a un an déjà par le gouvernement et figurait dans la loi de Finances 2006. Or, elle n’a jamais été appliquée.
Je vous engage d’ailleurs à aller sur le site du Premier Ministre afin de consulter la page datée du 23 septembre 2005, relatant les grandes lignes de sa conférence de presse du 1er septembre 2005, à l’adresse suivante : http://www.premier-ministre.gouv.fr/information/les_dossiers_actualites_19/repondre_defis_un_petrole_519/mesures_urgence_pour_les_53941.html
Evoquant le fameux ticket-transport, Dominique de Villepin parlait d’une « mesure d’urgence ». C’était il y a un an !

La réaction des français à cette nouvelle promesse électoraliste est d’ailleurs plus que mitigée. Outre la perspective d’un nouvel effet d’annonce, nos concitoyens réclament plutôt une baisse du prix du carburant à la pompe.

Pour cela, il suffisait de rétablir, comme le réclame le parti socialiste, la TIPP flottante, taxe intérieure sur les produits pétroliers qui permet de limiter l’impact de la forte augmentation des cours du pétrole sur les prix à la pompe.

Le mécanisme de la TIPP flottante, instauré en 2001 par le gouvernement de Lionel Jospin et supprimé dès 2002 par la droite, vise à rendre aux professionnels et aux particuliers les surplus de recettes engrangés par l’Etat du fait de la hausse des cours du pétrole, en abaissant la taxe intérieure sur les produits pétroliers. Donc, de diminuer le prix du carburant à la pompe. Ainsi, en 2001, ce dispositif avait permis de baisser le prix du litre d’essence de 13 centimes d’euros.

A l’heure où le prix du baril n’a jamais été aussi élevé, cette mesure aurait pris toute son efficacité et aurait pu profiter à l’ensemble des français. Ce n’est malheureusement pas le choix du gouvernement, mais il n’est plus à une injustice près…

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